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Bruxelles face à des choix cruciaux sur l'objectif d'électrification et le soutien aux technologies propres
Un objectif visant à réduire de 200 milliards d'euros les coûts d'importation d'énergies fossiles d'ici 2040 soulève des questions sur les prochaines étapes en matière de politique locale et d'investissement.
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Bruxelles envisage un objectif d'électrification de l'économie européenne destiné à générer 200 milliards d'euros d'économies sur les importations d'énergies fossiles d'ici 2040. Le projet de plan nécessite désormais des décisions sur la manière de traduire cet objectif en mesures concrètes à l'échelle de la ville et de la région.
Pourquoi cet objectif est déterminant pour la politique locale
Cet objectif d'électrification intervient à un moment où les investissements mondiaux dans les technologies d'énergie propre ont, pour la première fois en 2025, dépassé les dépenses consacrées à l'exploration et la production pétrolière et gazière. Le solaire photovoltaïque à lui seul a représenté la moitié de ces investissements dans les énergies propres. Bruxelles doit décider comment aligner ses propres programmes sur cette évolution, tout en gérant la transition pour les ménages et les entreprises.
Secteur des technologies propres et initiatives aéroportuaires
Dans le secteur des technologies propres à Bruxelles, 40 % des entreprises ont été fondées au cours des cinq dernières années. Ces sociétés ont attiré plus de 135 millions d'euros d'investissements et emploient plus de 1 000 personnes. Par ailleurs, Brussels Airport teste des navettes électriques autonomes, des panneaux solaires et des projets énergétiques communautaires dans le cadre du projet STARGATE, financé par l'Union européenne. Les responsables doivent maintenant décider jusqu'où étendre ces expériences pilotes et s'il convient de les rattacher directement à l'objectif d'électrification.
Des ajustements réglementaires à l'étude
Brugel, le régulateur bruxellois de l'énergie, a proposé de remplacer les certificats verts pour les installations solaires individuelles par une prime à l'investissement. Des certificats adaptés pour les entreprises resteraient en vigueur à partir de 2024. La recommandation du régulateur appelle à une décision sur les délais de mise en œuvre et sur la manière dont cette prime s'articulerait avec la dynamique plus large d'électrification.
Les décisions à venir pour la mise en œuvre
Les autorités communales et régionales doivent désormais déterminer le rythme des mesures d'électrification, le niveau de soutien au secteur des technologies propres, ainsi que la forme définitive des modifications des incitants solaires proposées par Brugel. Ces choix conditionneront la manière dont l'objectif d'économies de 200 milliards d'euros sera concrètement poursuivi dans les années à venir.