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Économie bruxelloise : des choix cruciaux après le ralentissement de 2025

Après une croissance de 0,4 % l'an dernier et un premier recul du marché de l'emploi en plus d'une décennie, la région doit décider comment atteindre son objectif annuel de 1,5 %.

Par Brussels News Desk · Publié le 25 juillet 2026

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Économie bruxelloise : des choix cruciaux après le ralentissement de 2025
Photo: Szilas / Wikimedia Commons (CC BY 4.0)

Bruxelles a enregistré une croissance économique de 0,4 % en 2025, portée par la construction et l'immobilier, tandis que les services informatiques reculaient et que la fermeture de l'usine Audi supprimait 3 414 emplois. Le secteur des services représente entre 88 et 93 % de l'emploi, contre environ 3 % pour l'industrie manufacturière. La région produit 18 % du PIB belge et assure 17,7 % de l'emploi national, soit 550 000 postes.

Bilan récent et équilibre sectoriel

La construction et l'immobilier ont constitué le principal moteur de la croissance de 0,4 % enregistrée en 2025. Parallèlement, la suppression de 3 414 postes à l'usine Audi et le fléchissement des services informatiques ont pesé sur le résultat global. La forte dépendance aux services, qui emploient entre 88 et 93 % de la main-d'œuvre, cantonne l'industrie manufacturière à environ 3 % des emplois totaux et expose l'économie aux chocs dès qu'un secteur se contracte.

Dégradation du marché de l'emploi

Le nombre de salariés a reculé durant quatre trimestres consécutifs en 2025, une première depuis plus de dix ans. Le chômage a progressé et l'emploi temporaire est retombé à des niveaux comparables à ceux observés durant la pandémie de 2021. Ces tendances se sont manifestées alors même que Bruxelles représente 17,7 % de l'emploi belge avec 550 000 postes et près d'un cinquième du PIB national.

Perspectives et choix politiques

Les perspectives pour 2026 restent entourées d'incertitudes, notamment en raison de tensions potentielles au Moyen-Orient susceptibles de faire remonter les prix de l'énergie et l'inflation. La feuille de route régionale fixe néanmoins un objectif de doublement de la croissance annuelle, à 1,5 %, tout en visant une hausse de la part de l'industrie manufacturière dans le PIB. Les responsables politiques doivent désormais évaluer les mesures propres à stabiliser l'emploi, à soutenir le secteur des services qui domine l'économie et à développer l'industrie, sans pouvoir compter sur des conditions extérieures qui échappent au contrôle local.

Les décisions relatives aux programmes de formation, aux incitations à l'investissement et à la diversification sectorielle détermineront si l'objectif de 1,5 % est atteignable. Les mêmes données qui font état de quatre trimestres consécutifs de baisse de l'emploi illustrent l'ampleur de la tâche : tout redressement devra non seulement effacer les pertes récentes, mais aussi remédier à l'étroitesse de la base économique qui fragilise aujourd'hui la résilience de la région.

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